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L'importance de la stimulation cognitive

Les premiers programmes de stimulation cognitive ont commencé à se développer dans les années 1980 dans le cadre de la prise en charge non médicamenteuse des troubles de la cognition associés à l’âge et/ou aux pathologies neuro-dégénératives.

Auprès de personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer ils ont un triple objectif :

* Préserver l’autonomie

* Favoriser l’estime de soi

* Favoriser les relations sociales (si l'atelier est réalisé avec plusieurs personnes)

Préserver l’autonomie

La préservation de l’autonomie passe par le soutien des capacités résiduelles de la personne.  Comme l’a écrit Lilia Dubois psychologue diplômée de psychologie et psychopathologie clinique de l'université de Lyon), si ces dispositifs ne prétendent pas «rééduquer la mémoire»,  ils permettent néanmoins, de «maintenir un temps l’état des capacités cognitives des personnes, tout en n’ayant aucune action curative sur les effets d’une maladie neurodégérative évolutive».

Or, des recherches ont montré que l’intensité de l’activité cognitive (telle que la mémorisation, la perception, l’attention, le raisonnement, la résolution de problèmes…)  a un effet protecteur sur la maladie d’Alzheimer.

C’est dans ce cadre théorique que l’hypothèse a été posée que « l’on a intérêt à stimuler son cerveau à tous les âges de la vie et que la sollicitation des capacités préservées et résiduelles chez les patients Alzheimer renforcerait les réseaux neuronaux peu ou pas atteints par la maladie et permettrait de ralentir la progression des déficits» (Schenk, Leuba, Büla).

Elle offre au malade un lieu d’expression libre, d’écoute et de reconnaissance en tant que personne mais également la possibilité de se fixer des objectifs, d’éviter des échecs, de relever des défis à travers les tâches proposées.

Favoriser l’estime de soi

En tant qu’être humain, la personne malade a des besoins fondamentaux et en particulier des besoins de reconnaissance et d’accomplissement. La participation à un atelier de stimulation répond à ces besoins. Elle offre au malade un lieu d’expression libre, d’écoute et de reconnaissance en tant que personne mais également la possibilité de se fixer des objectifs, d’éviter des échecs, de relever des défis à travers les tâches proposées.

Favoriser les relations sociales

Au delà de l’aspect cognitif, il s’agit d’offrir aux personnes âgées qui se sont souvent désengagées d’un processus de vie sociale, un espace ludique d’échanges, de paroles et de socialisation.

En conclusion, l’atelier de stimulation cognitif est un outil thérapeutique qui tente d’apporter des éléments de réponse aux enjeux cognitifs, identitaires et sociaux posés par les troubles de la mémoire dans la maladie d’Alzheimer. Il doit être envisagé dès les premiers signes de la maladie et non, comme c’est le cas trop souvent, à des stades avancés de la maladie. C’est un outil efficace qui, associé à une prise en charge individuelle du malade, participe à l’amélioration de sa qualité de vie.

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