Aidants : 7 points essentiels

La personne atteinte par la maladie perd progressivement toute notion de communication avec l'entourage. Les repères disparaissent. Il est très difficile psychologiquement pour le conjoint d'accepter de ne plus être reconnu (au sens premier) ou de ne plus pouvoir expliquer ce qu'il fait.

La personne aidante peut parfois se décourager malgré des soins attentifs et un traitement bien suivi. Même avec la meilleure volonté du monde, elle ne pourra pas toujours répondre à tout.

1) Tentez de préserver l'environnement du malade

Le malade doit rester dans son environnement familier le plus longtemps possible pour ne pas qu'il perde ses repères. Pour l'orientation vous pouvez placer une signalétique sur les portes par exemple. Ainsi, le malade retrouvera la porte de sa chambre ou les toilettes.

Garder une intonation de voix douce et rester patient. (Il ne fait pas exprès d'être désorienté).

Encouragez  les visites, elles doivent être brèves. Toujours rappeler à la personne qui vient lui rendre visite et quels sont les liens avec cette personne, cela favorise les repères dans le temps et dans l'espace.

2) Protégez l'environnement du malade

* Retirez les tapis et les meubles qui ne sont pas stables (risque de chute). Les personnes malades ont tendance parfois à s'appuyer sur des petites tablettes ou des meubles non fixés pour maintenir leur équilibre.

* Cachez les produits ménagers car certaines personnes les confondent avec de l'alimentaire, et elle pourraient les ingérer.

* Dans la mesure du possible, faites en sorte que la personne ne sorte pas seule ou alors indiquez ses coordonnées sur un papier mis dans la poche, un bracelet, médaillon ou coudre des étiquettes sur les vêtements avec son nom et son numéro de téléphone.

3) Rassurez le malade

L'anxiété est due au fait que le malade est parfois conscient de ses troubles. Vous avez donc un rôle important.

* Dans la journée, favorisez les loisirs en préférant les activités simples (marches, rencontres, visites, etc.).

* Evitez les situations qui le stressent. Si le malade tient des propos incohérents, ne le corrigez pas. Laissez-le dire.

* La nuit, laissez une veilleuse allumée auprès du malade. Cette lumière douce réduit l'angoisse.

* Ne pas le mettre en échec et ne pas le mettre face à ses difficultés qu'il ne comprendrait pas. Cela pourrait le bloquer ou le mettre en colère.


Exemple : vous arrivez dans la salle de bain, tout est en désordre ou il a uriné sur le sol : restez neutre, ne pas lui dire « oh la la, mais qu'est ce que tu as fait ? »(lui même ne le sait pas ). Vous pouvez lui dire : « tu as cherché quelque chose que tu n'as pas trouvé ? Je vais t'aider". Concernant l'urine, ne pas lui rappeler avec insistance qu'il a uriné par terre.


4) Améliorez la communication

Il faut parler lentement et calmement au malade. Comme celui-ci oublie les mots, sa compréhension diminue. Soyez attentif à faire des phrases simples, claires, faciles à comprendre pour qu'il reste en contact avec vous et avec l'extérieur.  

5) Préservez son autonomie

Laisser le faire un maximum d'actes quotidiens si ils sont sant dangers (mettre la table, faire la vaisselle, préparer à manger...)

Maintenir l'hygiène élémentaire, aller aux toilettes, s'alimenter deviennent au fil du temps des activité difficiles à réaliser pour le malade. En effet, parfois il ne voit pas l'utilité de se laver ou ne sait plus où se trouvent les WC. Dans ce cas, soyez attentifs à ses besoins. Proposez lui les toilettes régulièrement. Aidez le à faire sa toilette tout en préservant au maximum son autonomie. Les personnels soignant sont là pour vous aider.

6) Comblez ses besoins affectifs

* Mettez la musique qu'il aimait.

* Comportez-vous avec douceur.

Le malade apprécie en général les signes affectifs que vous pourriez lui apporter. La mémoire intellectuelle n'est peut-être plus présente mais celle du corps « oui ».

7) Aidez-le à s'alimenter

La personne atteinte par la maladie d'Alzheimer doit continuer à s'alimenter de façon équilibrée. Or les repas sont souvent source de complications, car les malades jouent avec la nourriture et ne comprennent pas l'intérêt de manger.

* Lui proposer des plats qu'il aime ou aimait en petite quantité.

* Ne pas mettre trop de nourriture en même temps, un plat à la fois.

* Laissez le manger avec ses doigts ce n'est pas grave, l'important c'est que la personne mange. Veillez aussi à ce qu'il s'hydrate bien.

Dans tous les cas face à ces difficultés, ne restez pas seuls. Votre médecin est là pour vous aidez et vous proposez l'aide d'autres intervenants.


 

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